Tirant le Blanc de Joannot Martorelli

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Tirant le Blanc de Joannot Martorelli

Message  Le Sciuridé le Dim 18 Nov - 13:09

Genre; épopée chevaleresque
Résumé; noble chevalier français, Tirant est fortement recommandé auprès de l'Empereur Grec pour l'aider à reprendre ses droits, à reconquérir ses terres...C'est également en cette Cour qu'il va rencontrer Camresine, fille de l'Empereur dont il va éperdument tomber amoureux.
Avis;
lyrisme ô beau lyrisme, il est indéniable qu'au 15eme siècle, les protagonistes des histoires chevaleresques avaient une fâcheuse tendance à discourir de longues heures (ou plutôt de longues pages), quand ils ne geignaient pas à tort et à travers avec une belle éloquence il est vrai, et surtout de manière très niaise et naïve propre à cette époque. Il est d'autant plus étonnant que Cervantes encense ce récit...De fait, non sans dire qu'il est nul, moyen; médiocre, pas mal ou excellent, je reconnais qu'il se laisse plutôt lire avidement néanmoins, ce preux chevaleir si parfait en tout reste pourtant parfois très stupide, incohérent dans certaines manœuvres voir pensées mais, évidemment, pour Cervantes, ce qui compte le plus c'est que nos chers protagonistes se battent contre...les Turcs et les Maures Smile N'oublions pas que Cervantes aussi.
Alors pour la comparaison avec Amadis de Gaule qu'il n'aime pas (et j'aurai plus tendance à dire que les titres soient;  Tirant de Gaule et Amadis le Blanc) je trouve que le côté niais et naïf dd'Amadis sied bien plus aux contextes, que les prouesses chevaleresques sont plus franches que celles de Tirant. Tirant est en réalité un généreux, plus ou moins franc et honnête mercenaire, fait chevalier certes, et dont l'objectif suprême est d'épouser Carmesine. On retrouve dans les deux ouvrages maintes trames inhérentes à ce genre d'ouvrage.
Mais revenons à Tirant le Blanc dont un seigneur Maure fera la remarque sur son nom mais sans plus.
Enfin le côté le plus intéressant du récit consiste à noter toutes les stratégies mises en oeuvre par Tirant afin de se sortir de situations invraisemblables.
Tout autant qu'on aura de gros clins d'oeil notamment en guest star avec des apparitions un peu, disons décalées ainsi qu'un combat fantastique...Mettez en gros une quinzaine de pages sur 945 pour ce côté fantastique ce qui résonne un peu comme une aberration dans ce roman assimilé historique.
Enfin, dans la mesure où je faisais part des longs discours parfois de plusieurs pages, la plupart sont centrés sur la Chevalerie...la prude, la valeureuse, telle qu'on la conçoit. Qu'estc-e qu'un véritable chevalier, que fait-il, comment le nommer, que doit-il faire, qui défendre, s'il est déchu que faire...Les discours sont longuets,désuets, pompeux et même, je dirai qu'au final, en voulant trop en faire trop en dire, ça alourdit le récit, mais restons dans le contexte du 15eme siècle, dont cette valeur, cette idée, reprenait un essor certain...même si complètement avorté par la suite.
Je ne dirai pas plus sur la fin du récit plein  de rebondissements stupéfiants.
Ainsi donc, l'un dans l'autre, Tirant le Blanc est un bon roman épique, avec moult batailles, quelques agréables surprises, d'autres passages sont véritablement stupides, les discours pompeux sont assez lyriques pour ne pas trop nous agacer (mais bon...quand même ça devenait pénible) mais il faut une certaine dose de courage pour le lire (en toute modestie), sans que je vois toutefois en quoi il a eu la préférence sur Amadis de Gaule concernant notre Cervantes...
PS; pour la petite anecdote c'est Martorelli qui s'est autopublié...Je dis ça je dis rien Smile

Note ;16/20
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Le Sciuridé
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